La beauté noire et la mode | Helen Williams, celle qui brisa les barrières

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helen williams mannequin noirDans l’Amérique des années 50, Helen Williams devient la première femme noire à devenir mannequin auprès du grand public. 

Née dans l’Est de Riverton, New Jersey en 1937, elle est passionnée par les vêtements dès son plus jeune âge. Elle commence à coudre ses propres habits à l’âge de sept ans. Adolescente, elle étudie la danse, le théâtre et l’art avant d’obtenir un emploi en tant que styliste dans un studio de photographie new-yorkais. Elle y est repérée par Lena Horne et Sammy Davis Jr. Frappés par sa beauté, ils lui conseillent vivement de faire du mannequinat. Elle a dix-sept ans.

Trop noire pour l’Amérique…

helen williams mannequin noir EbonyAvec sa perruque bouffante comme marque de fabrique, ses sourcils sculptés et son long cou de girafe, Helen Williams travaille exclusivement pour des magazines afro- américains comme Ebony et Jet. Ces premières années sont difficiles.  Non seulement le système d’apartheid de la beauté excluent tous les modèles non blancs de la mode grand public, mais dans le mannequinat  noir lui-même, les filles doivent avoir  la peau claire.

J’étais trop sombre pour être acceptée

…Parfaite pour Paris

helen williams mannequin noir parisLes Français, en revanche,  ont un point de vue très différent. En 1960, elle déménage  à Paris.

Là-bas, j’étais La Belle Américaine

Elle travaille dans les ateliers des couturiers Christian Dior et Jean Dessès. Au terme de son contrat, elle gagne $ 7500 pour une année de travail à temps partiel, et avait reçu trois propositions de mariage par ses admirateurs français. Petite anecdote, l’un d’eux lui  embrassa  même les pieds et murmura: «Je vénère  le sol sur lequel vous marchez  Mademoiselle . »

Un rôle modèle

Helen Williams mannequin noirAprès son expérience parisienne, elle retourne en Amérique, où les choses n’ont pas du tout changé pour les mannequins à la peau foncée. Alors à la recherche d’un nouvel agent à New York, elle attend deux heures à la réception d’une agence  pour s’entendre dire  »  nous avons déjà un modèle noir , merci.  » Sans se laisser décourager d’avoir été rejetée, la jeune beauté informe la presse. Deux journalistes blancs influents Dorothy Kilgallen et Earl Wilson rejoignent sa cause  attirant l’attention sur l’exclusion persistante  des mannequins noirs. «J’étais insistante et positive   » disait-elle. Cela ouvre les portes pour Helen Williams, qui est ensuite  bookée par des marques telles que Budweiser , Loom Togs et Modess.  Elle apparaît enfin dans la presse grand public, dans des journaux tels que le New York Times, Life and Redbook . En 1961, son taux horaire atteint 100 $ de l’heure. La barrière de la mode est enfin brisée.

Briser la barrière de la Mode


helenwilliams mannequin noir

C’est un tournant pour la beauté noire, le succès de Williams brise la tradition de n’employer que des mannequins à la peau claire. « Certaines de notre groupe se moquaient des mannequins qui avaient la peau foncée « , déclara le  mannequin devenu agent Ophélia DeVore . »  Helen Williams était consciente de cela.  » Williams a été la première beauté noire à briser la chaîne de quatre cents ans d’étiquetage de la peau foncée comme étant laide. Cette même peau foncée qui a subi l’opprobre, que les spectacles avec des acteurs blancs déguisés en Noirs ont maintes fois ridiculisé  A force de courage et de détermination, la peau noire fut enfin reconnue comme pouvant être belle.

 

Traduction Black Beauty de Ben Arogundade

Avec l’aimable participation de myblueberrymood.com.

11 Comments

  1. Bel Hommage,

    Effectivement très belle femme. A-t-elle toujours porté une perruque?

  2. Je pense que oui. Je n’ai pas vu trouvé de photos d’elle sans.

  3. C’est une très belle femme qui je ne connaissais pas, merci pour la découverte !

  4. Bonjour à toutes et à tous,

    Mon nouveau petit ami est métis, il a les cheveux crépus. Comme c’est bientôt son anniversaire, je pensais lui faire plaisir en achetant un soin pour les cheveux ou une solution capillaire adaptée. Jusque-là ça va, le hic est que je suis brune aux cheveux raides, je n’ai donc pas la moindre idée du type de produit vers lequel m’orienter. Dois-je plutôt prendre des après-shampoings, des produits bio, des démêlants ? J’attends vraiment vos conseils.

    PS : son anniversaire est le 02 Avril. Je sais, je viens un peu tard !

    Merciii

  5. Bonjour,

    La gamme noireônaturel est pas mal, Jane Carter ou Shea Moisturize aussi.
    Si tu es à Paris tu peux te rendre à la boutique Nayenka ou acheter ses produits sur le site Belle Ebène (qui a même une gamme pour les hommes !).

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